LU

LU - JE SAIT ENCORE LIRE - 2001-12-13

LU
le Cerbier qui s'ameliore
l'occitannie n;est pas morte
.(juillet 2001)

LU UNE LETTRE DE JEAN MARC GIAUME
Il m’annonce que France Bleue Azur va diffuser des émissions en niçois et ce grâce à Kudelka.
Moi, depuis que j’écoute dans ma voiture toutes les radios je n’entends jamais rien en niçois ni en Occitan. Si on compare à ce qu’on entend à Toulouse ou même à Marseille, c’est du zéro sur dix. Je ne me fais donc pas beaucoup d’illusion, le CSA a toujours la ferme intention d’éliminer les langues minoritaires du paysage médiatique français..


LU CULTURE BEAUX ARTS
Fabrice Bousteau de Beaux Arts joue les défenseur de l'art à l'école. Il écrit pour demander à tous les artistes de Beaux Arts d'aller enseigner gratuitement la culture dans les écoles de leurs région Je ne suis pas contre et dans la mesure où mon discours sur la culture est très anti- mayonnaise culture. j'irais leur faire un cours sur la culture qui manipule : celle des Tours Operator et du gavage culturel étatique.

LU DANS INTERNET SUR "VOICE OF RUSSIA"
Logiquement étant donné que les Etats Unis et l'Angleterre avaient pris position pour la Bosnie et la Croatie quand ces derniers ont pris les armes contre les Serbes, il y a là toutes les justifications pour les considérer comme responsables de crimes de guerre pour les massacres des Serbes sur les territoires Croate et Bosniaque. Il y a là, il me semble prémices ou avertissements de la possibilité d'un retour de boomerang.(mais je me fais guere d'illusion)

LU DANS LIBERATION
qu'il y a des intellectuels qui ont signé contre la guerre en Afghanistan. Mais qui sont-ils ceux dont Libe parle si souvent sans les nommer pour que je puisse leur dire je suis avec eux ? on les cache ?

LU - suite) - 2001-08-02

LU
Reçu un fax de Ludovic Valleix qui titre : Le troisième millénaire sera cosmopolite. Je remarque que le mot "cosmopolite" change de définition. Il faudrait qu'ils se souviennent que le cosmopolitisme était surtout l'apanage des impérialistes qui visitaient les autres peuples dominés en leur disant : je suis chez moi partout. C'était l'américain et l'anglais qui pouvaient se permettre de déchirer leur passeport et de dire : parlons tous l'anglais. Moi je préfèrerais un cosmopolitisme qui contiendrait un droit universel à la diversité. Donc un pluri-culturalisme ou un multi-culturalisme.
C'est un beau rêve, une utopie qui risque de finir par "je vous rendrais heureux à condition que vous me ressembliez".

REÇU ET LU
IRM (Imagerie par résonance magnétique N°4)
J'aime bien leur page "Buy nothing day"
Ce serait peut être une catastrophe pour la société de consommation si on s'arrêtait d'acheter le superflu culturel. Un jour une étude démontrera que la consommation culturelle a besoin d'énergie qui augmente le trou d'Ozone (catalogues qu'on publie, arbres qu'on coupe etc).

REÇU ET LU
5, 6, 7,8,9 Catalogue du CAN de Neuchatel
Belle mise en page. 8/10 Trop élitiste.
Ceci étant, sans le CAN et Jean Pierre Huguet Neuchâtel aurait beaucoup perdu sur le plan art contemporain.

LU - (suite) - 2001-08-02

LU DANS MON COURIER
Reçu : Le marché de l'art contemporain ? : un enculage de drosophile* (*mouche du vinaigre)
de Richard Rodriguez
Witzig, Jannes, Richard Rodriguez sont les
pamphlétaires au vitriol de l'art contemporain et de son milieu. On sent qu'à un moment donné ils n'en peuvent plus et qu'ils doivent à tout prix réagir contre tout ce qu'ils croient être une désinformation, une manipulation etc. Je ne suis pas souvent d'accord avec tout ce qu'ils écrivent mais je leur donne raison. J'aime qu'ils existent.
Rodriguez part en guerre, dans ce tract, contre les prix exhorbitants pratiqués pour certains jeunes artistes qui repiquent sans vergogne les idées d'artistes plus anciens (Arman, Venet, Beuys, Ben etc).

LU
Reçu et lu, de Laurence Gateau le catalogue d'Alain Séchas. Séchas me rappelle un peu Mac Carthy, une envie d'aller jusqu'au bout de l'art avec de la dérision. 6/10

RECU ET LU
"Les Conspiratifs, le journal qui sort lorsqu'on a quelque chose à dire".
Les Conspiratifs sont là pour défendre l'idée du nouveau dans l'architecture. Ils défendent ainsi les maison d'Antti Lovag, l'architecture de Guy Rotier, je suis très pour. Maintenant il s'agit de savoir si les Conspiratifs sont pour ou contre la bibliothèque de Sosno.

LU - D'UNE VACHE ET D'AUTRE

Dans le grand esprit du Daily Bull.

Un livre que je vais soigneusement classer en bas, dans le rayon surréalisme, à côté de tous mes ouvrages sur la pataphysique et, comme dit Jean Pierre Verheggen : Vache is the question ?

LU - Beaux Arts magasine

Dolla a enfin 6 pages dans Beaux Arts. Il se sent à l'aise il est content il le mérite.

LU - JALOUSE

Une revue glacée de plus qui prouve qu'aujourd'hui être créatif est synonyme d'esprit pub et être créateur c'est devenu être vendeur. D'ailleurs être créatif est devenu un métier qui concerne la publicité et plus la peinture.

LU - CULTURE ET IMPERIALISME,

De Edward Said cadeau de mon fils à Noël

Ce que je trouve désolant avec ces livres est qu'ils sont pleins de vérité mais que ça ne change rien. L'Impérialisme culturel continue, comme si c'était une chose naturelle. Mon fils a du le choisir en pensant : c'est le genre de sujet dont papa est friand.

LU

Francesco Conz vient de faire un petit livre très bien fait sur Ferlinghetti, qui est, à mon avis, l'âme de la Beat Generation. Il a sans doute fait le livre pour authentifier les dessins de bistrot de Ferlinghetti. Conz est le collectionneur qui croit que pour qu'une œuvre puisse exister il faut qu'elle soit photographiée et publiée.

LU - BUCOLIQUE

Bucolique. Ecrit trop petit mais à lire quand même.

LU — CINOX DE MICHEL FENIOUX

Michel Fenioux m'a envoyé sa dernière revue, la Flibustière. Sans trop de tape à l'œil c'est quand même une très bonne fanzine qui marche au coup de cœur. Quand il a envie de parler de quelque chose il en parle. Chaque numéro a son thème J'ai aimé ceux sur Gainsbourg et sur Topor.

LU - DU REVE A LA REALITE,

le cadeau du Premier de l'an de Nicoletti. Le livre se termine sur la tête de Sosno, celle qui va marquer tous les niçois.

LU - FLASH ART

J'aime beaucoup la pub de Bruno Bischofberger.
Quelques belles images. Le seul problème est que lorsqu'on voit les œuvres en vrai elles sont moins bien que ce qu'on a imaginé.

LU - LE GRAND LIVRE DE JL PARENT

Beau papier, photos glacées, quadrichromie, mais
Un catalogue qui me fait venir les boules : il n'y a que des boules. Ce catalogue aurait pu se résumer en 4 pages.

LU - MICHEL THEVOZ PLAIDOYER POUR L'INFAMIE

L'art contemporain est une épine dans le gosier de Thévoz. Baudrillard, Jean Clair, ils en parlent mais Thévoz ça l'angoisse. Il est pour et contre à la fois.

LU - VERSO

Il y a des textes intéressants et des titres mais je n'arrive plus à lire. Ca se veut une revue intelligente peut être elle l'est mais elle n'innove pas.

LU - CULTURE

Je suis abonné à la Gazette de Drouault. Passionnant de réalisme. Sa lecture vous ramène sur terre et à la loi de l'offre et de la demande où les gargarismes n'ont pas cours.

LU ET REÇU DE SYLVIE BOULOUD LE TEXTE SUIVANT QUE J.J. LEBEL A LU POUR PROTESTER CONTRE L'EXPOSITION POP ART DE BEAUBOURG

Inconscient machinique du monde de l'art, que votre volonté soit défaite sur la terre comme sur le web. Délivrons nous, ici comme ailleurs, de l'apothéose de la marchandise. Echappons à la MACDONALDISATION universelle . Insurgissons-nous contre la dictature de la tendance. Faisons que l'œuvre triomphe du produit et que la souveraineté du sujet l'emporte sur la servitude robotique.

- AINSI SOIT-ELLE LA DISSIDENCE -

La politique de la table rase astreint ses partisans à interroger la nature même de l'art, à promouvoir " art " l'absence totale d'art, comme le fait Ben Vautier depuis 1960, à en envisager la mort pure et simple. Avec Buren, Mosset, Parmentier, Toroni, la peinture est mise à nu avec une étonnante radicalité qu'ignore le positivisme

LU LIVRE DE KLAUS STAEK

Un gros livre de Klaus Staeck, spécialiste de la carte postale politique. Ne méritait pas tout ce gaspillage de papier. Il aurait pu le faire avec peu de papier mais bien sur ça se serait vendu moins cher. Staeck est surtout un homme d'argent.

INDIVIDUS - CATHERINE MILLET CULTURE BOUILLON DE CULTURE

J'ai bien aimé Catherine Millet et Jacques Henric chez Pivot. Ceci dit, Jean m'a dit ' avec son livre elle aurait pu aussi passer à 'c'est mon choix' ou chez De Chavanne. En fait en choisissant Pivot cela sépare les fantasmes et les bites des intellectuels des fantasmes des petits bourgeois bien que sexuellement ce soit parfois la même jouissance. Il est vrai que Paulot emmenant sa gonzesse se faire baiser par les copains du quartier ça fait tout de suite ''France dimanche'.

Annie va acheter le livre. Je suis certain qu'il aura beaucoup d'impact.

LU - CATHERINE MILLET

A Nice comme à Paris on parle beaucoup du livre de Catherine Millet. Ca s'est transformé en petite blague. On glisse la fellation dans toutes les conversations. c'est un peu lourd. Mais sans doute une forme de jalousie.
Plus j'y pense plus je trouve que c'est un livre important qui n'a rien à voir avec la pornographie mais qui a tout à voir avec la vérité. Ceux qui n'aimaient pas Art Press s'en donnent à cœur joie en espérant, à tort d'ailleurs, que l'image de Catherine Millet va se trouver décrédibilisée. C'est une erreur, au contraire elle va gagner en poids

LU - CATHERINE MILLET

le livre de Catherine Millet m’a donné envie de raconter l’histoire d’un petit vieux (moi) qui a un gros ventre et qui est complètement amoureux des femmes et alors bien sûr il ne concluait jamais ou presque. Et pourtant il ne peut se passer de les désirer et de les séduire .
Catherine Millet dit qu'elle déteste les hommes qui parlent pendant l'amour et moi je ne peux pas concevoir l'amour sans parler. Donc je suppose qu'elle m'aurait détesté. D'abord parce que je suis un dragueur impénitent et ensuite je ne peux pas imaginer faire l'amour sans parler.

LU - CATHERINE MILLET (suite)

Grande discussion avec annie sur la sexualité. En fait le livre de Catherine Millet a impressionné annie.
Ce livre l’a, elle me l’a ouvertement dit, déprimée.
Annie essaie de faire le point et elle s’explique sur sa sexualité et la sexualité dont les autres parlent.
Elle considère que les hommes sont des oppresseurs et qu’ils ne peuvent fonctionner qu’en oppresseurs en l’occurrence, en matière de sexualité, des femmes.

Elle dit que ce livre doit rassurer et conforter les hommes car Catherine y fonctionne exactement et scrupuleusement, comme le plus fréquent fantasme des hommes : voir sa femme se faire baiser docilement.

Bizarrement la seule culpabilité qui affleure chez Catherine c’est une fois où sans permission elle baise avec un copain avec qui elle a baisé devant son partenaire plus d’une fois. Mais là c’est elle qui en a envie et du coup alors qu’un moment avant elle était contente, elle ressent une culpabilité dont elle éprouve encore, longtemps après, la trace.

En plus annie trouve que ce livre manque de désir, d’attirance et même d’amour. Peut-être, et même sûrement, Catherine a-t-elle enlevé toutes ces " fioritures " pour rester précise mais alors ça devient très triste et ennuyeux.
Reste le fait de raconter sa vie sexuelle de la façon la plus franche qui soit, tout en étant une personne publique. Je crois que là réside l'important, les histoires de sexe, restant tabous. Pour ça il faut un grand courage et une grande lucidité et Catherine ne manque ni de l'un ni de l'autre et ça c'est très clair.

LU - CATHERINE MILLET( par annie )

J'ai lu le livre de Catherine. J'y attendais l'explication joyeuse d'une sexualité libre de tabous. Or les tabous sont peut être franchis mais sans plaisir, comme un marathon à établir. Elle dit d'elle même à un moment '..comme un petit soldat'. Il y a une Catherine complexée par son physique (on ne voit pas pourquoi) qui franchit des bornes pour les franchir, pour l'exploit, pour être la plus… la meilleure… celle avec qui on peut tout se permettre, la plus docile. Qui t'a mis ces bornes à franchir dans la tête Catherine ? En tous les cas le plus triste c'est que ça n'a pas l'air de te rendre heureuse et que tu racontes ça comme une spectatrice de toi même assez ennuyée, absente quant à la vie de Catherine M. et en tous cas à son bonheur ou malheur. Je ne sais pas pourquoi j'attendais de ce livre une réponse, un éclairage, et ça m'a donné un gros cafard.
(annie)

INDIVIDUS - CATHERINE M.

Catherine, chez Pivot, je l'ai sentie libre.
Autre point, constamment Jacques et elle ont parlé d'être vrais, le répétant plusieurs fois. Je me souviens d'avoir dit un jour à Marcel Ducham : L'important est que ce que je dis est vrai. Et qu'il m'avait rétorqué : ma concierge aussi est vraie mais ça ne veut pas dire qu'elle soit ni intéressante ni importante.

Chez Pivot on a eu l'image d'une Catherine Millet libre, vivant avec un Jacques Henric sincère. Je n'en suis pas si sûr. Si le fantasme d'Henric n'avait pas été d'accepter de savoir Catherine en train de baiser avec un autre aurait-elle été aussi libre que ça ?Je pense que contrairement aux apparences c'est quand même encore Jacques Henric qui mène.

LU - CATHERINE MILLET

Dans son livre Catherine Millet : moi je fais des pompiers, je taille des pipes, je me suis fait baiser par beaucoup de mecs je l'ai fait. Arrêtez de raconter des histoires ça existe.

INDIVIDUS — CATHERINE MILLET

En ce moment elle bat toutes les ventes. Elle fait 80.000 exemplaires vendus. C'est-à-dire que tout le monde achète Catherine Millet aujourd'hui. Mais elle n'est pas encore dans les pornos de gare.

Catherine Millet et Jacques Henric chez Mireille Dumas : Ils étaient très bien. Ils m'ont fait penser à un moment à ces oiseaux qui ont de bonnes ailes et qui volent sans aucune peine, avec une grande aisance, au dessus des autres oiseaux. C'était le même sujet mais c'était pas les mêmes intelligences. Ils ont été brillants sans peine, naturels, plein d'humour. Bref c'était un bon moment.